Pour Jean-Marie Charon, la presse française ne parvient pas à maîtriser le rythme d'Internet. Dans une interview accordée au site OWNI, il déplore l'absence de laboratoires de recherche dans les groupes de presse français : « Les médias français ne sont pas assez habitués à travailler sur des maquettes, sur des pilotes, dans des laboratoires (...) Le Monde Interactif a essayé, avec LePost.fr, mais ça a tourné court. Cela n'a pas été maîtrisé, ils ont été incapables de l'assumer et d'en faire quelque chose ». Une des raisons invoquées par le sociologue est l'âge avancé des lecteurs qui font vivre la plupart des journaux papier : « ce phénomène empêche les journaux de marquer des ruptures importantes ».
Dans la même idée, Marc Mentré, dans son article Formations au journalisme : placer l'innovation au cœur des cursus, constate aussi le « retard flagrant » des médias français vis-à-vis de certains exemples étrangers. Selon lui, il est d'ailleurs symptomatique que de nombreux pure-players français (Rue89, Slate.fr, Mediapart, Atlantico, Arrêt sur images ) « aient été crées par des journalistes "traditionnels", qui n'avaient pas la possibilité de mettre en actes leurs idées dans leur médias d'origine ».
Centre d’Information sur la Prévention des difficultés des entreprises
CIP SAÔNE-ET-LOIRE
Depuis longtemps, les Tribunaux de Commerce ont fait le constat qu’une action trop tardive, un passif devenu insurmontable et une méconnaissance des procédures de prévention constituaient pour une entreprise des motifs sérieux de difficultés, la conduisant irrémédiablement à la liquidation.
A la suite de ce constat, en 1999 s’est institué entre les instances dirigeantes des Experts Comptables, des Commissaires aux Comptes ainsi que de la Conférence Générale des Tribunaux de Commerce, un partenariat traduisant la volonté d’apporter une aide concrète aux entreprises en difficultés et leur faire partager un retour d’expériences des professionnels du chiffre.
C’est en 2000 que les Avocats ont décidé de rejoindre ce groupement. En 2005, lors de la sortie de la loi de sauvegarde, la Conférence Nationale des Tribunaux de Commerce, avec les professionnels du chiffre et les avocats, ont jugé indispensable de réactiver leur volonté collective. Sur le plan départemental, c’est à cette date que s’est constitué en Saône-et- Loire, un Centre de Prévention des Difficultés des Entreprises – CIP - couvrant le ressort des 3 Tribunaux de Commerce existants, MACON, CHALON, LE CREUSOT. En septembre 2007, les membres fondateurs du regroupement, décidaient de fonder une association, confortant ainsi le CIP national. En février 2008, l’Assemblée Française des Chambres de Commerce et d’Industrie a souhaité rejoindre cette association.
Après la réforme de la carte judiciaire de 2008 modifiant les compétences territoriales des Tribunaux de Commerce, ceux de CHALON-SUR-SAONE et du CREUSOT étant regroupés, il était décidé de la création pour la Saône-et-Loire :
- du CIP SUD en 2009, pour la zone géographique MACON/CHAROLLES, Monsieur René DUPONT, ancien Président du Tribunal de Commerce de CHAROLLES, en étant Président,
- du CIP NORD en 2010, pour la zone géographique CHALON/LE CREUSOT/MONTCEAU, Monsieur Georges COCHET, ancien Président du Tribunal de Commerce du CREUSOT, en assurant la Présidence.
A signaler que la création des deux CIP s’est effectuée à l’initiative de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saône-et-Loire, de la Chambre des Métiers et d’Artisanat de Saône-et-Loire, de l’Ordre Régional des Experts Comptables, de la Compagnie Régionale des Commissaires aux Comptes, de l’ordre des Avocats du Barreau de Mâcon (pour le CIP Sud), de l’Association des Juges Consulaires et anciens Juges honoraires des Tribunaux de Commerce de Saône-et-Loire et de la Conférence Générale des Juges Consulaires de France.
L’objectif du Centre de Prévention des Difficultés des Entreprises de Saône-et-Loire est :
- d’informer les chefs d’entreprise en difficultés, à l’exclusion de tous conseils, par des entretiens confidentiels et gratuits, sur tous les dispositifs légaux de prévention et de traitement précoce des entreprises. Ces dispositifs peuvent concerner notamment le mandat AD HOC, la CONCILIATION, la PROCEDURE DE SAUVEGARDE, placés sous l’autorité du Président du Tribunal de Commerce, ainsi que celle de la médiation du crédit aux entreprises, cette dernière sous l’autorité du Directeur de la Banque de France.
- de rompre la sensation d’isolement que ces chefs d’entreprise ressentent souvent lorsqu’ils traversent des difficultés.
Le siège de l’association regroupant ces deux CIP est fixé à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saône-et-Loire. La CCI, qui accompagne les entreprises dans toutes les phases de leur développement, apporte bien naturellement son concours dans les CIP. Elle met notamment à la disposition des CIP des locaux et un suivi administratif centralisé pour traiter les demandes.
L’organisation logistique s’effectue à partir de permanences. Les chefs d’entreprise qui appellent la CCI sont accueillis et orientés vers une permanence qui se tient 3 mardis matin par mois dans les bureaux de la CCI de Saône-et-Loire, en alternance à MACON et à CHAROLLES et en alternance à CHALON et à ECUISSES.